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mardi 30 août 2011

Bob Dylan par Drangiag (& me)


Voici un nouveau venu. Quand on regarde ses dessins, on n'a du mal à y croire mais Drangiag débute dans la bande dessinée. Si, si. Allez voir ici.

Publications prochaines

Non, Drangiag n'a encore rien publié. Ses premières planches ont failli être celles de ROCK STRIPS COME BACK mais, finalement, le prochain numéro de Fluide Glacial nous coiffe sur le poteau. Y figure en effet une histoire de deux planches scénarisées par Jousselin, belles et drôles.

En EXCLUSIVITE, deux cases de ladite histoire - le tout en kiosque le 15 septembre.






L'histoire de l'histoire

On y voit ceci...


(détail d'une page de Rock Strips Come Back photographiée à la sauvette, chut)


...mais aussi cela :




En fait, c'est après avoir baigné dans l'histoire de Dylan pour écrire ce livre...

...que l'idée est venue de s'emparer de ce monument. Car, à l'époque, aucun auteur ne l'avait choisi. Pour rappel, le grand Charles Berbérian devait s'attaquer à Dylan pour le 1er ROCK STRIPS et puis, en cours de route, avait bifurqué vers Elton John. Drangiag et moi avons pris notre courage à quatre mains et imaginé une histoire autour de l'auteur de "Like A Rolling Stone". Voilà pourquoi je me suis essayé au scénario (c'était pas prévu). J'étais surtout impatient de voir les premières planches de Drangiag. Vous savez tout, reste plus qu'à lire l'histoire.

Bonus Tracks



D'abord des dessins de Drangiag pour mettre l'eau à la bouche.


Un portrait de Dylan inédit...

Un dessin tiré d'un mystérieux projet (hé hé)



Un dessin qui ressemble à une vignette d'Udner - la raison ici



Une case extraite d'une planche du blog de Drangiag



Enfin de la musique avec d'abord "Maggie's Farm" en live au festival de Newport en 1965, le début de la prestation électrique qui a mis le feu aux poudres



"Subterranean Homesick Blues", tel que filmé par DA Pennebaker pour le film Dont Look Back. Le premier clip vidéo à l'efficacité indépassable.




"Not Dark Yet" de 1997, lugubre et magique




Et enfin "The Times They Are A-Changin'" interprété à la Maison Blanche pour Barrack Obama et ses homies

dimanche 28 août 2011

Curtis Mayfield par Bertoyas


(détail d'une page de Rock Strips Come Back photographiée à la sauvette, chut)

Fan de Gang Of Four ou de Jonathan Richman, vingt ans de concerts au compteur, fils du punk et de Charlie Schlingo, Bertoyas, génial tenant d'une ligne crade installé à Lyon, a choisi pour Rock Strips Come Back la lumière et la vertu de la soul de Curtis Mayfield. Keep on pushin' !


Biblio expresse

De Mr Bertoyas, je recommanderai chaleureusement ces deux ouvrages -de surcroît facilement trouvables, Ducon et Le Flon.




(plus d'infos sur Le Flon ? Zou)

Ces deux livres cachent une réjouissante jungle de publications auto-éditées comme celles-ci...




...que l'on peut commander ici

L'histoire de son histoire

On ne peut pas tout vous dire non plus. Sachez que ses six planches parlent de Curtis Mayfield, de droits civiques, de combat et de soul music.

Bonus Tracks


D'abord l'affiche annonçant l'expo consacrée à Bertoyas himself lors de la récente édition du festival Périscopages


Une photo d'une partie de cette expo (où j'aurais bien aimé aller, merde)



Une très belle affiche de concert


Un dessin volé sur le net



Une double planche magnifique pour vous mettre plein les mirettes


Enfin de la musique avec The Impressions et Curtis en solo

"It's Allright" avec les Impressions



"Freddie's Dead" en live en 1973



"Superfly" en live à la même époque



"People Get Ready" avec plein de guests pour l'émission Night Music

lundi 21 septembre 2009

LCD Soundsystem par Luz


Parmi tous les auteurs qui ont rendu ROCK STRIPS possible, Luz est le seul que je connaissais bien. Pas difficile de le repérer aux Transmusicales ou ailleurs, le carnet à la main et la moustache vibrant aux sons de Fat Truckers, !!!, etc. J'ai eu aussi l'honneur d'être caricaturé par ses soins. Ainsi je suis l'abruti qui, quand on lui parle de "Sol Carlus", publicité dans laquelle apparaissait le comédie Jean-Marie Proslier, s'exclame :


Depuis, consolation, j'ai perdu des kilos de joue, c'est pas plus mal.
En tout cas, j'ai eu la chance d'être un des lecteurs du fanzine Claudiquant sur le dancefloor que Luz distribuait régulièrement à ses potes et connaissances avant que ça ne donne un livre indispensable. Il faut bien le dire, il a révolutionné la manière de parler musique, humiliant toute la profession de journaliste en parvenant à retranscrire passions et coup de coeur d'une manière décapante et ultra-drôle. En plus, il est parallèlement devenu un dieu des platines (j'ai assisté à ses débuts, c'était dans la cave d'une pizzeria !).
Quant au groupe que Luz avait envie de traiter, la question s'est vite transformée en dilemme. Vu qu'il a déjà consacré un album à son groupe préféré de tous les temps (The Fall), il restait Robert Wyatt ou... LCD Soundsystem. Depuis qu'ils se sont rencontrés à la fin d'un concert, Luz et James Murphy (le cerveau de LCD) sont vite devenus potes. Malgré des réticences naturelles anti-copinage, Luz a finalement brisé le tabou.

Publications récentes


Recueil des bandes parues dans Charlie Hebdo. la suite en quelque sorte de Les Mégret gèrent la ville


Un album spécial qui fonctionne sur un running gag et témoigne de son amour caché pour les clébards. A rapprocher de Fido face à son destin de Sébastien Lumineau

Un brûlot contre la "nouvelle" chanson française, vrai festival de mauvaise foi où Vincent Delerm et d'autres servent de souffre-douleur. C'est parfois gratuit mais ça ne fait pas de mal.


Dans ces deux jouissifs albums, Luz parle musique, concerts, soirées avec une verve qui l'a imposé comme LE dessinateur bd (electro) rock du 3e millénaire.

Un album hommage à Mark E.Smith le chanteur-leader de The Fall.

L'histoire de son histoire

Six planches qui ferment (ou presque) le livre de manière superbe.

Bonus Tracks

- J'ai raconté, ailleurs, comment New Order, (le groupe choisi par Nylso) avait tenu à me dédicacer un jour une paire de chaussons. Luz les a immortalisés dans Faire danser les filles. Et m'a fait cette décidace...


- Ici une annonce concert rigolote pour le groupe 38 Dub Band parue dans Charlie Hebdo


- Une photographie de Stéphanie Meylan à qui Luz sert de modèle pour une série étonnante. Plus ici et notamment des reportages mêlant photos (de Stéphanie) et dessins (de Luz).


(c) Stéphanie Meylan-Luz

- Ici un monstre qui me rappelle ceux de Franquin... Plus ici



- Une interview au moment de la sortie il y a quelques mois de Les Sarkozy gèrent la France




Un sujet sur Luz dans Tracks au moment de la sortie de Faire danser les filles.





Une séquence filmée dans la rédac de Charlie Hebdo - que va sortir Luz de son sac ? Suspense




Et enfin un extrait du Monde des Bulles spéciale présidentielle 2007 avec Plantu, Wolinski, Cabu et... Luz qui parle dans cette partie de Bernadette Chirac, le "Roswell de la politique".



Et enfin quelques vidéos de LCD Soundsystem dont la présence dans ROCK STRIPS fera sans doute grincer les dents. Tant mieux !

D'abord une vidéo de fan pour "Someone Great", celle officielle de "All My Friends", un passage au David Letterman Show, "Losing My Edge" et enfin "New York I Love You", chanson que Luz adore (il y est d'ailleurs, à New York, au moment où l'on parle).








dimanche 20 septembre 2009

White Stripes par Mathieu Sapin

Un soir de salon du livre parisien, je m'aperçois en lisant le programme que Mathieu Sapin va participer à un débat (avec Serge Clerc) sur le thème : "existe-t-il encore une BD rock ?". Ni une ni deux je lui envoie un mail nocturne auquel il répond dans les cinq minutes. Tout en avançant qu'il n'est pas un "spécialiste", il choisit tout de go les White Stripes.

Publications récentes

C'est une véritable avalanche en cette rentrée, pas moins de cinq livres (en comptant ROCK STRIPS).

Un feuilleton à l'ancienne mené de manière débridée avec rebondissements, éléments parodiques mais aussi pas mal de Mathieu lui-même (sans doute). Ce sixième volume clôt la série.

"J'ai eu un déclic en tombant sur les pages du Fantôme du Bengale, une BD de Lee Falk (publiée dans le Journal de Tintin dans les années 60, ndlr) qui paraît aujourd'hui très ringarde. Ce Fantôme vit dans la brousse, est complètement basique et improbable. Ma propre interprétation a donné Supermurgeman... qui n'est pas très éloigné de l'original". Supermurgeman est en effet un héros qui tire sa puissance des bières qu'il ingère.Pplus que paumé, manichéen, dupé par tout le monde c'est le dindon de la farce... un régal. La page wikipedia consacrée au personnage reflète bien l'univers loufoque. L'album ci-dessus est une réédition augmentée des premières aventures en noir et blanc. Ensuite, Supermurgeman a vécu des aventures d'un seul tenant chez Dargaud. Ci-dessous un extrait de la réédition des Requins Marteaux.




Une vraie série d'heroic fantasy dessinée par Patrick Pion et scénarisée par Mathieu

Mathieu a rejoint Emmanuel Guibert pour la série jeunesse Les Sardines de l'espace


Francis Blatte entend une voix, celle de Bob Marley qui lui dicte une chanson. Autour de lui gravitent truands milliardaires, super justicières sournoises et grand-mère énergique. Un blog ici avec du reggae et une interview (que j'ai réalisée, pas la peine que vous le découvriez par vous-mêmes)


Comme souvent, l'histoire est aussi réjouissante que difficilement racontable.

Jules Vernes n'avait sans doute pas prévu cette adaptation !

Ces-jours ci Mathieu prépare la sortie du livre consacré au tournage du Gainsbourg de Joann Sfar, gros pavé de 400 pages qui sera publié en janvier prochain, même temps que le long-métrage sera projeté. On peut déjà en voir plusieurs pages sur le site de Télérama. Présentation vidéo ici et lecture .


L'histoire de son histoire
Du vécu, l'Australie, les White Stripes... Je ne raconterai rien de plus. Si ce n'est que Mathieu a réussi à reproduire le code couleurs de Jack et Meg -rouge et blanc - alors que le livre est en noir et blanc ! Comment a-t-il fait ? Mystère... il ne reste plus qu'à ouvrir le livre.

Bonus Tracks

- D'abord une page récente où il parle des White Stripes avec son copain d'atelier Christophe Blain. Mais en fait le vrai sujet c'est Japan Expo, il faut lire la suite sur son blog où il met en ligne plein de planches inédites.





Un dessin réalisé pendant le concert du groupe Mister Soap and The Smiling Tomatoes
avec plus bas un film de la soirée





Et quelques vidéos des White Stripes, le premier réalisé par Michel Gondry avec des legos, "Jolene" (de Dolly Parton) à Glastonbury en 2005, et deux autres clips réalisés par Gondry dont celui, vrai acid-trip, de "The Denial Twist".









vendredi 18 septembre 2009

Nirvana par Guillaume Bouzard


Dans ses albums joyeusement autobiographiques, Guillaume Bouzard parle de lui et de sa copine, de ses potes, du bar du coin et de rock. Beaucoup. Il y a trois ans, sur le blog que Manu Larcenet a depuis fermé, les deux s'étaient lancé dans une joute orale (dessinée) sur le thème de quel est le meilleur groupe du monde. Guillaume (ou plutôt son avatar) avait ainsi décrété :

Mais finalement il a choisi Nirvana. Pourquoi ? Voir plus bas.


Publications récentes


Un collectif sur les eighties sorti à l'été (co-éditions Dargaud-Arte) auquel ont aussi participé Catel et Philippe Paringaux, Nine Antico et Serge Clerc (qui a signé la couve), tous contributeurs à ROCK STRIPS. Ci-dessous la première planche de l'histoire de Guillaume.



Avec The Autobiography of Me Too (qui sera suivi par The Autobiography of Me Too Two et The Autobiography of Me Too Three dont la couverture est reproduite ci-dessous), Bouzard a donné un bon coup de pied au cul du genre autobiographique. Genre qui, après des réussites (Trondheim, etc.) tombait au main de tristes sires dénues du talent de leurs prédécesseurs... Est arrivé Bouzard le justicier avec ses hilarantes tranches de vie anti-nombrilistes. Ces trois albums, publiés aux Requins Marteaux restent des petits chefs d'oeuvre (et des jolis objets au dos toilé). Avec The Autobiography Of A Mitroll, il part en vrille complet puisque le personnage censé l'incarner apprend l'impensable : qu'il a du sang de troll dans les veines. La rencontre d'Oedipe et de Tolkien ? Mais réécrite avec, en main, du gaz hilarant...


Le recueil des chroniques parues dans le magazine So Foot (et Libération pendant la coupe du monde 2006). Il faut apprécier un minimum le football... mais juste un minimum, car après la verve bouzardienne fait le reste.




Enfin, un petit clin d'oeil au personnage historique de Guillaume, Plageman, super héros dont le super pouvoir consiste à se faire tabasser par tout à chacun.

L'histoire de son histoire

Elle répond à plusieurs questions : "quel est le point commun entre Kurt Cobain et Guillaume Bouzard ?", "se sont-ils déjà rencontrés pour débattre ensemble du futur du rock ?", "est-ce vrai que Guillaume a failli jouer de la guitare dans le nouveau groupe de Kurt ?". Mais il faut savoir lire entre les lignes et se contenter de ce que Bouzard, pudique, daigne rendre public...


Bonus Tracks

Une belle photo réalisée par un reporter d'images, Thomas Chapuzot



Et là un autoportrait !



Une affiche pour le festival Traits Portraits (édition 2008)


Ci-dessous un reportage sur le Festival A2 Bulles de Niort édition 2007 dont Guillaume était le président.



Là un film inspiré de son célèbre super héros, Plageman. Attention, série Z totalement assumée.




Ici un sujet sur France 3 au sujet de
The Autobiography Of A Mitroll, une interview un peu trop sérieuse à mon goût sans oublier une séance de travail avec des jeunes des Foyers Ruraux

Et enfin quelques chansons de Nirvana (pas leurs tubes, trop facile), groupe météore qui reste une des plus récentes preuves que le rock'n'roll et le mal être sont intimement liés. D'abord un live très mouvementé, "Dive" (alors que le groupe s'est travesti), "Sappy", titre dévoilé après la mort de Cobain et enfin un extrait du sépulcral MTV Unplugged avec la reprise de "Where Did You Sleep Last Night" du bluesman Leadbelly.