Affichage des articles dont le libellé est Présentation. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Présentation. Afficher tous les articles

mercredi 30 septembre 2009

Robert Crumb et Cheap Thrills

C'est écrit dans le livre : bien sûr, la couverture de ROCK STRIPS, imaginée par Serge Bilous d'après le travail de nombreux auteurs présents à l'intérieur, a été très fortement influencée par la pochette que Robert Crumb a dessinée pour Big Brother & The Holding Company en 1967. C'est même un hommage à cette pochette mythique qui scelle les liens entre r'n'roll et comics. Ironie, Robert Crumb n'est vraiment pas branché rock et préfère le blues, la musique cajun.




Les éditions Cornélius éditent de précieuses anthologies de l'oeuvre de Robert Crumb, celle-ci parle de musique -surtout des années 20.




Dans la courte interview ci-dessous, Robert Crumb revient sur la conception de cette cover. Le dessin retenu était prévu pour le verso. Alors que la légende a retenu qu'en guise de paiement il avait pu toucher la poitrine de Janis, il précise qu'il a touché 600 dollars - la légende était plus savoureuse. Surtout il a raconte avoir refusé une demande équivalente des Rolling Stones.




Récemment, l'artiste Drew Fieldman a représenté Robert Crumb aux côtés de Janis Joplin et d'autres membres de Big Brother au moment de la conception de la pochette.




Des exemples de parodies et autres utilisation de la structure ou le lettrage de Cheap Thrills. Ainsi, celle réalisée par Marc Palm pour coller au concept de Muppets Rawk (d'autres exemples de collision entre puppets et rock ici)


Ici, vous pouvez décomposer le dessin de Marc avec toutes les références vidéo qu'il a utilisées. Dingue.

Maintenant d'autres exemples en vrac





On n'oubliera pas de mentionner la couverture de La Revanche du Rocker Masqué par Filips...


Enfin, précisons que Robert Crumb va publier le 22 octobre aux éditions Denoël Graphic sa version de La Genèse !

mercredi 23 septembre 2009

Remerciements et séquence émotion

D'abord, comme j'ai parlé des auteurs présent sans qui ce livre - par essence - n'existerait pas, je m'en voudrais d'oublier l'autre personne qui a rendu le projet possible. Gaëlle Lassée, éditrice chez Flammarion, a, la première, cru à l'idée de ROCK STRIPS et transformé ce qui n'était qu'un rêve de lecteur en réalité éditoriale. Elle a aussi permis qu'on reste dans les clous niveau délais et, avec autant d'auteurs, ça a été une gageure. Merci aussi à celle qui l'assistait alors, Florence Roques.

Ensuite, il faut remercier ceux sans qui le livre ne serait pas comme il est.

Merci à Serge Bilous, concepteur graphique de l'ouvrage. C'est grâce à lui que le livre a cette belle gueule. Serge a notamment eu l'idée de la couverture - emprunt-hommage élégant à la pochette de Cheap Thrills de Robert Crumb. Et elle s'est révélée géniale. C'est lui aussi qui a soigné l'homogénéité du livre, les pages de transition, etc. Reconnaissance éternelle...

Merci également à Nathalie Sawmy pour sa relecture des textes et à Murielle Meyer pour la fabrication.

At last nut not at least, je finirai avec celui qui est intervenu in extremis dans le processus de création du livre... mais son texte, vous le trouvez au début du livre ! Merci à Mathias Malzieu, le chanteur de Dionysos et écrivain (bientôt cinéaste). Il a été notre premier lecteur et pas le moins enthousiaste. Sa préface constitue une rampe de lancement au reste. Thanks, again !

(à ceux qui s'étonnent de lire ça ici, c'est parce qu'on n'a pas eu la place dans le livre)

lundi 27 juillet 2009

Le principe du livre

"Un revolver sur la tempe, nourris par intraveineuse d'un mélange de houblon et de viande blanche, les tympans rougis, ils ont tous hérités d'une mission bien particulière..."


Les rapports BD et rock sont anciens, datent en fait des années soixante alors que naissait la contre-culture. Rapidement des échanges artistiques ont eu lieu, entre musiciens et artistes BD qui, dans leur quête d’émancipation ont vite convergé les uns vers les autres.

A commencer par la pochette que le dessinateur américain Robert Crumb a faite pour le groupe de Janis Joplin, Big Brother & The Holding Company en 1968 (Cheap Thrills). La couverture de ROCK STRIPS en reprenant sa conception éclatée constitue un hommage à ce pionnier.

En France, l’émergence d’une BD rock date de la fin des 70s avec un magazine comme Métal Hurlant. Sous l’impulsion de Philippe Manœuvre alors rédacteur en chef, avec JP Dionnet comme directeur de la rédaction, musiciens réels ou fictifs deviennent des héros, les auteurs de BD (dont certains comme Serge Clerc ou Luc Cornillon participent à ROCK STRIPS) exp(l)osent leurs goûts.

Depuis ce mouvement n’a fait que s’accentuer, quand ils travaillent sur leurs planches, la plupart des auteurs BD écoute de la musique, certains jouent de la guitare, font partie d' ungroupe. Il existe chez beaucoup d’eux une véritable passion pour la chose électrique qui ne demandait qu'à s’exprimer dans une œuvre collective.

L’idée fondatrice du livre a en effet été de proposer à des auteurs BD de traiter leur groupe préféré et pas de leur imposer un sujet. Il existe déjà des albums de BD hommage aux Beatles, Dylan et très souvent les auteurs étaient un peu corsetés ou devaient suivre un principe établi (illustrer un texte de chanson, etc.)
Ici, chacun a eu (presque) champ libre pour choisir son groupe et surtout a eu carte blanche quant au traitement qui a pu prendre toutes les formes possibles, du récit autobiographique à des sortes de divagations autour d’une chanson , d’un album ou d’un fait réel. Surtout, aucun n'est tombé dans l’hommage fade et convenu. Les auteurs étaient libérés de toute obligation de resituer le groupe puisque chaque histoire est précédée d’une double page de présentation du groupe concerné (que j’ai rédigée), sorte de radioscopie expresse avec une liste de 20 chansons à écouter. La seule contrainte a tenu à la pagination (6 pages maximum) et à l’utilisation du noir et blanc.


Quant aux choix des auteurs en eux-mêmes (ils sont au nombre de 33 pour 30 histoires car il y a 3 paires), il s’est imposé rapidement. Début des contacts en février 08. En quelques semaines, notre casting a été bouclé et c’est une véritable scène d’auteurs qui se trouve représentée sur le livre, des gens qui, pour beaucoup, se connaissent et ont entre 25 et 45 ans. Leur point commun, c’est la passion, l’enthousiasme qu’ils ont manifesté quand je les ai contactés. Il y a eu une véritable émulation, certains se sont battus pour avoir leur groupe préféré. Comme pour les groupes de rock, on a même eu droit à des séparations, des clash, des crayons qui cassaient en plein solo...




LA VERSION COURTE
L'idée de ROCK STRIPS (RS) est simple : proposer une histoire du rock revue et corrigée par les auteurs de BD les plus rock'n'roll. La plupart des livres collectifs associant bande dessinée et musique étaient jusqu'alors centrés sur un artiste. Dans RS, chaque auteur (en tout, ils sont 33 avec 3 paires) planche sur le sien, de Little Richard (Blexbolex) à LCD Soundsystem (Luz). Toutes les contributions ont une pagination comprise entre 2 et 6 pages.